De Montdidier à Marseille : deux jours d’immersion européenne pour le projet STEAMies aux côtés d’AtmoSud et d’Eurocities

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Jeudi 24 et vendredi 25 septembre 2026, le projet Erasmus+ STEAMies du collège Antoine Augustin Parmentier de Montdidier a vécu une étape marquante à Marseille, à l’occasion des rencontres européennes du programme CitiObs. Entre notre intervention en conférence le jeudi au cœur du quartier d’affaires Euroméditerranée et une matinée de travail le vendredi directement au sein du laboratoire d’AtmoSud, ce déplacement a permis de tisser des liens précieux entre les travaux de nos collégiens, le monde de la recherche et les grands acteurs de la décision publique.

La journée du jeudi, accueillie dans l’espace d’innovation de La Coque et soutenue par la Ville de Marseille ainsi que la Métropole Aix-Marseille-Provence, était co-organisée par AtmoSud, AirSentinels et le réseau européen Eurocities. Dès l’ouverture par Capucine Edou, adjointe au Maire de Marseille et vice-présidente de la Métropole chargée de la transition écologique et de la lutte contre les pollutions, aux côtés de Dominique Robin (directeur général d’AtmoSud), David Riallant (directeur d’AirSentinels), Stina Heikkilä (cheffe de projet chez Eurocities) et Núria Castel (coordinatrice du projet CitiObs), la question centrale était posée : Comment construire une alliance durable entre citoyens, experts et décideurs ? Tout au long de la matinée, la table ronde réunissant les services de la Ville et de la Métropole, France Nature Environnement 13, la fédération L’Air et Moi et le réseau Cap au Nord a montré à quel point l’usage de microcapteurs citoyens permet d’objectiver les pollutions vécues au quotidien, de crédibiliser la parole des habitants et de déclencher l’action publique.

L’après-midi a donné la parole à cinq initiatives de terrain venues partager leurs méthodes. Aux côtés de projets menés à Marseille (AirCarto et Air Citoyen), dans l’Aude (Institut écocitoyen en santé environnementale) ou encore entre Paris et New Delhi (StreetSmart), notre collège avait la particularité d’être le seul établissement scolaire invité à monter à la tribune. Avec ma collègue Morgane Giner, nous avons présenté l’approche « Faites-le vous-même » (Do-It-Yourself) que nous développons avec nos élèves dans le cadre du projet STEAMies. Plutôt que d’utiliser des appareils prêts à l’emploi, nos collégiens assemblent eux-mêmes leurs stations de mesure de la qualité de l’air (basées sur les technologies ouvertes Arduino et Smart Citizen) et réalisent leurs propres analyses d’eau sur le terrain, que ce soit dans l’Avre, les Trois Doms ou sur le réseau d’eau potable. La présentation de notre maillage local, qui compte déjà une trentaine de stations actives reliées à notre plateforme ouverte, réparties entre le collège, Montdidier et des communes de notre région naturelle (Santerre), a suscité un vif intérêt dans l’auditoire.

Les échanges se sont poursuivis en fin d’après-midi autour d’un World Café très convivial, où chercheurs, ingénieurs, associatifs et porteurs de projets se sont retrouvés par petites tables thématiques pour croiser leurs regards, notamment avec Paul Vuarambon sur les capteurs Open Source, Damien Piga sur la place des citoyens dans les réseaux de surveillance, Magali Guyon sur l’inclusion de tous les publics ou encore Stina Heikkilä sur les observatoires européens. Mais la dynamique ne s’est pas arrêtée aux portes de la conférence : dès le vendredi matin, nous avons eu la chance de prolonger le travail au sein même du laboratoire d’AtmoSud. Aux côtés de leurs équipes scientifiques et des représentants d’Eurocities, nous avons pu plonger au cœur des dispositifs, des activités pédagogiques et des actions concrètes qu’ils ont développés sur le terrain, afin d’étudier comment enrichir mutuellement nos approches.

Au-delà de la fierté de voir le nom du collège Parmentier et le travail de nos élèves projetés sur grand écran à Marseille, ces deux journées changent véritablement la dimension de notre projet. Pouvoir dialoguer d’égal à égal avec de grands décideurs publics, travailler directement dans les laboratoires d’un observatoire agréé et échanger avec les responsables de réseaux européens prouve que ce qui se construit dans nos salles de sciences à Montdidier dépasse largement le cadre d’un simple exercice scolaire. Quand des élus, des ingénieurs et des chercheurs prennent au sérieux des mesures environnementales réalisées par des collégiens, cela donne une légitimité formidable à leur engagement. C’est exactement cette énergie que nous ramenons dans nos valises : montrer à nos élèves que leurs relevés comptent pour de vrai, qu’ils ont toute leur place autour de la table des experts, et que leurs données vont maintenant pouvoir servir de point d’appui pour imaginer, à leur échelle, des actions concrètes contre la pollution locale.

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From Montdidier to Marseille: two days of European immersion for the STEAMies project alongside AtmoSud and Eurocities

On Thursday, September 24 and Friday, September 25, 2026, the Erasmus+ STEAMies project of the Antoine Augustin Parmentier middle school in Montdidier experienced a milestone in Marseille, on the occasion of the European meetings of the CitiObs program. Between our conference presentation on Thursday in the heart of the Euroméditerranée business district and a morning of work on Friday directly within the AtmoSud laboratory, this trip made it possible to forge valuable links between the work of our middle school students, the world of research, and major public decision-makers.

Thursday’s event, hosted in the La Coque innovation space and supported by the City of Marseille as well as the Aix-Marseille-Provence Metropolis, was co-organized by AtmoSud, AirSentinels, and the European network Eurocities. Right from the opening by Capucine Edou, Deputy Mayor of Marseille and Vice-President of the Metropolis in charge of ecological transition and the fight against pollution, alongside Dominique Robin (Director General of AtmoSud), David Riallant (Director of AirSentinels), Stina Heikkilä (Project Manager at Eurocities), and Núria Castel (Coordinator of the CitiObs project), the central question was raised: How to build a lasting alliance between citizens, experts, and decision-makers? Throughout the morning, the round table bringing together the departments of the City and the Metropolis, France Nature Environnement 13, the L’Air et Moi federation, and the Cap au Nord network showed the extent to which the use of citizen microsensors makes it possible to objectify the pollution experienced on a daily basis, give credibility to the voice of residents, and trigger public action.

The afternoon gave the floor to five grassroots initiatives that came to share their methods. Alongside projects led in Marseille (AirCarto and Air Citoyen), in the Aude department (Institut écocitoyen en santé environnementale), or between Paris and New Delhi (StreetSmart), our middle school had the distinction of being the only school invited to take the stage. With my colleague Morgane Giner, we presented the « Do-It-Yourself » approach that we are developing with our students as part of the STEAMies project. Rather than using ready-to-use devices, our middle school students assemble their own air quality monitoring stations themselves (based on open-source Arduino and Smart Citizen technologies) and carry out their own water analyses in the field, whether in the Avre, the Trois Doms, or on the drinking water network. The presentation of our local network, which already counts around thirty active stations connected to our open platform, distributed between the middle school, Montdidier, and municipalities of our natural region (Santerre), sparked keen interest in the audience.

Discussions continued in the late afternoon around a very friendly World Café, where researchers, engineers, non-profit representatives, and project leaders gathered at small thematic tables to share their perspectives, notably with Paul Vuarambon on Open Source sensors, Damien Piga on the place of citizens in monitoring networks, Magali Guyon on the inclusion of all audiences, and Stina Heikkilä on European observatories. But the momentum did not stop at the doors of the conference: starting Friday morning, we had the opportunity to extend the work right inside the AtmoSud laboratory. Alongside their scientific teams and representatives from Eurocities, we were able to dive into the heart of the systems, educational activities, and concrete actions they have developed in the field, in order to study how to mutually enrich our approaches.

Beyond the pride of seeing the name of Parmentier middle school and our students’ work projected on the big screen in Marseille, these two days truly change the dimension of our project. Being able to engage as equals with major public decision-makers, work directly in the laboratories of an accredited observatory, and exchange with the leaders of European networks proves that what is being built in our science classrooms in Montdidier goes far beyond the scope of a simple school exercise. When elected officials, engineers, and researchers take environmental measurements carried out by middle school students seriously, it gives tremendous legitimacy to their commitment. It is exactly this energy that we are bringing back in our suitcases: showing our students that their readings truly matter, that they fully belong at the experts’ table, and that their data will now be able to serve as a foundation to imagine, on their own scale, concrete actions against local pollution.