La dynamique scientifique de haut niveau se poursuit au collège Antoine Augustin Parmentier. Dans la lignée de nos participations à Insight@Home pendant le confinement puis à Namazu, nous avons décidé de prolonger l’aventure avec le réseau EduMed.
Conformément aux ambitions pédagogiques rappelées par la direction pour cette rentrée, il est crucial de stimuler nos élèves les plus performants avec des projets à la hauteur de leur potentiel. C’est pourquoi une équipe très restreinte, véritablement triée sur le volet, représentera le collège pour cette seconde saison du challenge Amorgos Trident Bleu.
Ce qui nous réjouit tout particulièrement cette année, c’est la composition de cette escouade d’excellence, qui est très majoritairement féminine. Cette forte représentation des filles s’inscrit directement dans nos engagements européens pour l’égalité filles-garçons. C’est une belle occasion de prouver sur le terrain que les carrières scientifiques de pointe s’ouvrent grandement aux jeunes femmes.
Le niveau d’exigence est toujours aussi élevé. Le projet croise de manière concrète les SVT et les Mathématiques. Souvenez-vous des productions de l’an dernier : nos élèves avaient dû extraire les informations de véritables publications scientifiques portant sur le séisme d’Amorgos de 1956. En mobilisant le théorème de Pythagore, l’équipe avait pu estimer l’extension d’une faille sous-marine, tout en se servant des translations géométriques pour modéliser le déplacement des blocs rocheux.
Le programme de la saison 2
Nos partenaires viennent tout juste de lancer officiellement la saison. Le rythme sera intense avec quatre épisodes répartis sur l’année, soit un tous les deux mois.
Pour ce premier épisode de rentrée, la mascotte du projet, Trident Bleu, rentre de vacances au Portugal et plonge nos élèves dans l’étude du séisme dévastateur de Lisbonne survenu en 1755. Le cahier des charges de notre équipe est déjà bien rempli :
- Retracer et cartographier l’histoire des grands tsunamis du bassin méditerranéen, en passant par Messine, Imperia ou encore Boumerdes.
- Analyser le sismogramme d’une secousse enregistrée à Almodóvar le 10 août dernier pour en déduire la distance de l’épicentre.
- Réaliser une modélisation en aquarium pour comprendre les courants marins au niveau du détroit de Gibraltar et expliquer la différence de salinité entre la Méditerranée et l’Atlantique.
Le chronomètre est activé : nos jeunes expertes ont jusqu’au 6 novembre 2026 pour envoyer leurs premières conclusions aux chercheurs. En parallèle, le travail de l’équipe sera mis en perspective avec une grande exposition sur le séisme de 1956 qui se tiendra directement sur l’île d’Amorgos le 10 octobre.
Nous publierons régulièrement leurs avancées. Bon courage à l’équipe !